Charlotte Denamur

Avant de peindre, et d’avoir les mains dans la peinture, je cherche et je manipule des matières textiles. Je ne les choisis pas au hasard, mais pour leurs motifs, leurs factures, leurs formats, leurs contours, leurs déchirures. De retour à l’atelier tout le sol et l’ensemble des murs autour sont rapidement occupés et cernent un territoire aux multiples parties: les grandes piscines, les petits formats parsemés ici et là, les chutes de peintures, les miettes de paillettes et d’acryliques au sol, les dessins préparatoires sur les bâches, les peintures aux murs qui s’étalent à terre. La bâche de protection au sol fait aussi bien office de mur à plat, que d’une palette géante sur laquelle j’esquisse les figures et mélange les couleurs.

Jusqu’à voir un visage dans la tâche, un paysage.

J’observe les états de la matière, l’opaque, la brillante, la mate, à la liquide, comment la substance s’imprègne et s’évapore, ou dessine une empreinte avec laquelle jouer, à ne plus savoir où est le recto du verso. La peinture devient une peau manipulable et je passe de l’une à l’autre comme s’il y avait un dialogue entre elles. La maladresse est un partenaire de travail qui révèle ou détruit parfois, alors je découpe, recadre, supprime une forme d’excès dans laquelle la pensée reste à la portée du geste. Imprégnée par une iconographie cinématographique et picturale, l’évocation du paysage est souvent romantique, et les figures en situation d’absorption1. Les titres confirment une forme de filiation sentimentale à la peinture, dans laquelle je tente de révéler dans l’ombre d’un trait une présence humaine voir symbolique, l’indice d’une figure, une bouche, une main.

Je cherche également à permuter dans l’exposition les mêmes rebondissements que ceux de l’atelier et à établir une relation directe avec les dimensions et les volumes du lieu d’accueil. Il ne s’agit pas seulement de faire des tableaux mais de peindre comme une expérience physique et sensorielle de la couleur dans l’espace, jusqu’à voir les reflets et le bruit d’un rose sur un mur blanc.

  1. Michael Fried, La place du spectateur - Esthétique et ouvrage de la peinture moderne, 1990

Attractions

Attractions – 2019, peinture acrylique et vinylique, tissu lin, 260 × 210 cm

Cocard

Cocard – 2019, peinture acrylique, drap coton, 280 × 210 cm

Zig-zag

Zig-zag – 2019, peinture acrylique et pigments, drap coton, 270 × 190 cm

Revoir

Revoir – 2019, peinture acrylique et pigments, drap coton, 210 × 290 cm

Clair de lune

Clair de lune – 2019, peinture acrylique, tissu coton, 230 × 220 cm

Bercer l’eau

Bercer l’eau – 2019, peinture acrylique, tissu coton, 230 × 220 cm

Tombe la neige

Tombe la neige – 2018, coussin et tissu coton, 290 × 220 cm

Calimero

Calimero – 2018, peinture acrylique, nappe damassée coton, 240 × 265 cm

Pierrot

Pierrot – 2017, peinture acrylique, tissu coton, 240 × 270 cm

Tintamarre

Tintamarre – 2018, peinture acrylique, drap coton, 210 × 280 cm

Lendemain

Lendemain – 2017, technique, tissu coton, 180 × 150 cm

Manque moi moins

Manque moi moins – 2017, peinture acrylique, taie et drap coton, 280 × 60 cm

Envolée

Envolée – 2014, peinture acrylique et pigments, drap coton, 240 × 180 cm

Ariel

Ariel – 2016, peinture acrylique, paillettes, vernis, tissu coton, 80 × 250 cm

Grande Ours

Grande Ourse – 2015, peinture acrylique et pigments, tissu coton, 280 × 450 cm

Bisoux bijoux

Bisoux bijoux – 2015, peinture acrylique, scotch, téléphone portable, vidéo, housse coton, 220 × 360 cm

Kimono

Kimono – 2016, peinture acrylique, couette coton, 120 × 140 cm

Paradis

Paradis – 2014, peinture acrylique et pigments, drap coton, 220 × 230 cm

15 Mains

15 mains – 2014, peinture acrylique et pigments, tissu lin, 120 × 230 cm, collection privée

Silex

Silex – 2014, peinture acrylique, tissu lin, 140 × 250 cm

Poison rouge

Poison rouge – 2013, peinture acrylique, tissu lin, 130 × 250 cm

Scier la terre

Scier la terre – 2013, peinture acrylique, tissu lin, 100 × 120 cm

Là où les eaux se mêlent 2019
Institut d’art contemporain, Villeurbanne, FR

Rosées bleues – 2019, peinture acrylique et vinylique, pigments, 7m × 45m, Institut d'art contemporain de Villeurbanne, Prix de la Jeune création Auvergne-Rhône-Alpes © Blaise Adilon

Rosées bleues – 2019, peinture acrylique et vinylique, pigments, 7m × 45m, Institut d'art contemporain de Villeurbanne, Prix de la Jeune création Auvergne-Rhône-Alpes © Blaise Adilon

Rosées bleues – 2019, peinture acrylique et vinylique, pigments, 7m × 45m, Institut d'art contemporain de Villeurbanne, Prix de la Jeune création Auvergne-Rhône-Alpes © Blaise Adilon

Rosées bleues – 2019, peinture acrylique et vinylique, pigments, 7m × 45m, Institut d'art contemporain de Villeurbanne, Prix de la Jeune création Auvergne-Rhône-Alpes © Blaise Adilon

Rosées bleues – 2019, peinture acrylique et vinylique, pigments, 7m × 45m, Institut d'art contemporain de Villeurbanne, Prix de la Jeune création Auvergne-Rhône-Alpes © Blaise Adilon

Rosées bleues – 2019, peinture acrylique et vinylique, pigments, 7m × 45m, Institut d'art contemporain de Villeurbanne, Prix de la Jeune création Auvergne-Rhône-Alpes © Blaise Adilon

Rosées bleues – 2019, peinture acrylique et vinylique, pigments, 7m × 45m, Institut d'art contemporain de Villeurbanne, Prix de la Jeune création Auvergne-Rhône-Alpes © Blaise Adilon

Vitalité de la peinture au pays de Courbet 2019
Le Manoir, Mouthier-Haute-Pierre, FR

Atomes crochus – 2019, peinture acrylique et vinylique, tissu coton, 530 x 290 cm, Manoir de Mouthier, commissariat de Frédéric Houvert

Attractions – 2019, peinture acrylique et vinylique, tissu lin, 260 x 210 cm, Manoir de Mouthier, commissariat de Frédéric Houvert

Atomes crochus – 2019, peinture acrylique et vinylique, tissu coton, 530 x 290 cm, Manoir de Mouthier, commissariat de Frédéric Houvert

À l’ombre d’une vague 2019
Institut Français de Slovaquie, Bratislava, SK

Le soleil brûle si fort que sa peau aspire l’eau – 2019, peinture acrylique, tissu en lin et coton, 330 × 270 cm, Institut Français de Bratislava

Installation – 2019, peintures, bâches, 100 m², Institut Français de Bratislava

Bercer l’eau – 2019, peinture acrylique, tissu coton, 230 × 220 cm, Institut Français de Bratislava

Clair de lune – 2019, peinture acrylique, tissu coton, 230 × 220 cm, Institut Français de Bratislava

vue d’exposition, Institut Français de Bratislava, 2019

Entrelacement (détail) – 2019, peinture acrylique, taie coton, 60 × 60 cm, Institut Français de Bratislava

vue d’exposition , Institut Français de Bratislava, 2019

Fomosapiens 2018
Palais Bondy, Lyon, FR

Peau pleure – 2018, peinture acrylique, tissu coton, 400 × 270 cm, Palais Bondy

Azur et Bermudes 2018
Art-O-Rama, Marseille, FR

Passion – 2018, peinture acrylique, tissu coton, 360 × 270 cm, Art-O-Rama, commissariat de Joël RIff

Azur – 2018, peinture acrylique, housse coton et tissu en lin, dimensions variables, Art-O-Rama, commissariat de Joël RIff

Azur (détail) – 2018, peinture acrylique, housse coton et tissu en lin, dimensions variables, Art-O-Rama, commissariat de Joël RIff

Azur (détail) – 2018, peinture acrylique, housse coton et tissu en lin, dimensions variables, Art-O-Rama, commissariat de Joël RIff

Azur (détail) – 2018, peinture acrylique, housse coton et tissu en lin, dimensions variables, Art-O-Rama, commissariat de Joël RIff

Duo duel dual 2018
galerie B +, Lyon, FR

Elle mes cœurs – 2018, peinture acrylique et vinylique, tissu coton, 500 × 280 cm, galerie B +

Elle mes cœurs (détail)* – 2018, peinture acrylique et vinylique, tissu coton, 500 × 280 cm, galerie B +

vue d’exposition, 2018, galerie B +

Griserie – en collaboration avec Cédric Esturillo, Sans titre – 2016, grès marbrés, 43 × 23 × 13 cm env., Sans titre – 2018, tissus et peinture acrylique, 10 × 90 cm, galerie B +

Rixes – 2018, peinture acrylique, drap coton, 235 × 300 cm, galerie B +

Petit pied – 2018, peinture acrylique, tissu brodé coton, 200 × 130 cm, galerie B +

Rayon – 2017, peinture acrylique et vinylique, taie damassé, 88 × 66 cm, galerie B +, collection privée

Eaux cieux – en collaboration avec Cédric Esturillo, Con-apt – 2016, bois, métal, peinture acrylique, laque, 80 × 37,5 × 35 cm, Eaux cieux – 2017, peinture acrylique, tissu coton, 600 × 270 cm, galerie B +

Éclairs – 2018, peinture acrylique et vinylique, drap coton, 290 × 235 cm, galerie B +

En crue 2017
Moly-Sabata, Sablons, FR

Béguin – 2017, peinture acrylique et vinylique, paillettes, tissu coton, 170 x 90 cm, Moly-Sabata

Béguin – 2017, peinture acrylique et vinylique, paillettes, tissu coton, 170 x 90 cm, Moly-Sabata

Flash – 2017, peinture acrylique et vinylique, tissu coton, 140 x 140 cm, Moly-Sabata

Croche-patte – 2017, peinture acrylique, tissu coton, 100 x 220 cm, Moly-Sabata

Lunatique – 2017, peinture acrylique et vinylique, tissu coton, 1000 x 230 cm, Moly-Sabata

Lunatique – 2017, peinture acrylique et vinylique, tissu coton, 1000 x 230 cm, Moly-Sabata

Fontaine (détail) – 2017, peinture acrylique et vinylique, paillettes, pigments, tissu coton, 430 x 750 cm, Moly-Sabata

Fontaine (détail) – 2017, peinture acrylique et vinylique, paillettes, pigments, tissu coton, 430 x 750 cm, Moly-Sabata

Fontaine – 2017, peinture acrylique et vinylique, paillettes, pigments, tissu coton, 430 x 750 cm, Moly-Sabata

In dialogue 2017
galerie Doris Ghetta, Osterei, IT

Grincheux – en collaboration avec Sabine Leclercq, 2017, plâtre, peinture acrylique, dimensions variables, galerie Doris Ghetta © Günter Richard Wett

Grincheux et Passion – 2017, vue d'exposition, galerie Doris Ghetta © Günter Richard Wett

Passion – 2017, peinture acrylique, tissu coton, 360 x 200 cm, galerie Doris Ghetta © Günter Richard Wett

Romance – 2017, peinture acrylique, tissu coton, 185 x 253 cm, galerie Doris Ghetta © Günter Richard Wett

Divine – 2017, peinture acrylique et vinylique, tissu coton, dimensions variables, galerie Doris Ghetta © Günter Richard Wett

Divine, Romance et Passion – 2017, vue d’exposition, galerie Doris Ghetta © Günter Richard Wett

Albatros – 2017, peinture acrylique, tissu coton, 240 x 170 cm, galerie Doris Ghetta © Günter Richard Wett

Têtu – 2017, peinture acrylique, tissu wax coton, bâche agricole, 165 x 220 cm, galerie Doris Ghetta © Günter Richard Wett

Mandarine – 2017, peinture acrylique, tissu lin, 141 x 15 cm, galerie Doris Ghetta © Günter Richard Wett

Écume – 2017, peinture acrylique, housse lin, 212 x 87 cm, galerie Doris Ghetta © Günter Richard Wett

Vlan ! 2017
galerie Houg, Paris, FR

vue d’exposition, 2017, galerie Houg © Jérôme Michel

Fracas et Heureux malheureux – 2017, vue d’exposition, galerie Houg © Jérôme Michel

Fracas – 2017, peinture acrylique, tissu lin, 280 x 210 cm, galerie Houg © Jérôme Michel

Heureux malheureux – 2017, peinture acrylique, nappe coton, 230 x 170 cm, galerie Houg © Jérôme Michel

Orage – 2017, peinture acrylique, tissu coton, 230 x 170 cm, galerie Houg © Jérôme Michel

Mirage – 2017, peinture acrylique, taie lin, 33 x 31 cm, galerie Houg © Jérôme Michel

vue d’exposition, 2017, galerie Houg © Jérôme Michel

Double trouble 2017
MLIS, Villeurbanne, FR

Peines perdues – 2017, peinture acrylique, paillettes, vernis, bâche, 500 x 450 cm, Maison de l’image et du son

Peines perdues – 2017, peinture acrylique, paillettes, vernis, bâche, 500 x 450 cm, Maison de l’image et du son

Peines perdues – 2017, peinture acrylique, paillettes, vernis, bâche, 500 x 450 cm, Maison de l’image et du son

Peines perdues – 2017, peinture acrylique, paillettes, vernis, bâche, 500 x 450 cm, Maison de l’image et du son

Mon amour mon amour 2017
galerie Roger Tator, Lyon, FR

Moitié (détail) – 2017, peinture acrylique, 5m², galerie Roger Tator © David Desaleux

Moitié (détail) – 2017, peinture acrylique, 5m², galerie Roger Tator © David Desaleux

Moitié (détail) – 2017, peinture acrylique, 5m², galerie Roger Tator © David Desaleux

Moitié et Vague à l’âme – 2017, vue d’exposition, galerie Roger Tator © David Desaleux

Vague à l’âme – 2017, peinture acrylique et vinylique, plâtres, tissu coton, 800 x 230 cm, galerie Roger Tator © David Desaleux

Bassin (détail) – 2017, peinture acrylique, projecteur de lumière noire, tissu coton, 600 x 220 cm, galerie Roger Tator © David Desaleux

Bassin (détail) – 2017, peinture acrylique, projecteur de lumière noire, tissu coton, 600 x 220 cm, galerie Roger Tator © David Desaleux

Bassin – 2017, peinture acrylique, projecteur de lumière noire, tissu coton, 600 x 220 cm, galerie Roger Tator © David Desaleux

Parcelles 2016
ENSBA Lyon, France

Parcelles (détail) – 2016, peinture acrylique, draps coton cousus, 1450 x 1600 cm, ENSBA Lyon

Parcelles – 2016, peinture acrylique, draps coton cousus, 1450 x 1600 cm, ENSBA Lyon

Parcelles – 2016, peinture acrylique, draps coton cousus, 1450 x 1600 cm, ENSBA Lyon

Parcelles – 2016, peinture acrylique, draps coton cousus, 1450 x 1600 cm, ENSBA Lyon

Parcelles (détail) – 2016, peinture acrylique, draps coton cousus, 1450 x 1600 cm, ENSBA Lyon

D.ouce N.age S.entimentale E.t P.ailletées 2016
ENSBA Lyon, France

Soleil couché et Cœur malabar– 2016, vue d’exposition, Ensba Lyon

Cœur Malabar – 2015, peinture acrylique, tissu coton, dimensions variables, Ensba Lyon

Là-bas et Ariel – vue d’exposition, 2016, Ensba Lyon

Ariel – 2015, peinture acrylique, paillettes, vernis, tissu coton, 80 × 250 cm, Ensba Lyon

Grande Ourse – 2015, peinture acrylique, pigments, housse coton, 280 × 450 cm, Ensba Lyon

Bisoux bijoux (détail) – 2015, peinture acrylique, scotch, téléphone portable, vidéo, housse coton, 220 × 360 cm, Ensba Lyon

Bisoux bijoux – 2015, peinture acrylique, scotch, téléphone portable, vidéo, housse coton, 220 × 360 cm, Ensba Lyon

Grande Ourse et Bisoux bijoux – 2016, vue d’exposition, Ensba Lyon

Macula – 2016, peinture acrylique, lampe torche, tissu coton, 180 × 250 cm, Ensba Lyon

Visages – 2016, peinture acrylique, tissu lin, tissu feutre, 230 × 230 cm, Ensba Lyon

Visages, Rose amer et Baiser recto verso– 2016, vue d’exposition, Ensba Lyon

Soleil couché et Cœur Malabar – 2016, vue d’exposition, Ensba Lyon

Baiser recto verso – 2014, peinture acrylique, tasseaux de bois, tissu coton, 240 × 300 cm, Ensba Lyon

Soleil couché – 2016, peinture acrylique et vinylique, tissu coton, 300 × 250 cm, Ensba Lyon

Kimono – 2015, peinture acrylique, couette coton, 120 × 140 cm, Ensba Lyon

charlottedenamur@live.fr
vit et travaille à Lyon
06 81 59 67 68

Charlotte Denamur est une artiste peintre française née à Paris en 1988, elle est diplômée en 2016 de l’ENSBA Lyon. L’artiste vit et travaille à Lyon, elle développe une intense pratique d’atelier, dans l’espace qui lui est alloué aux Ateliers du Grand Large géré par l’Adéra en banlieue lyonnaise. En 2017 elle est invitée pour une résidence de trois mois à Moly-Sabata (38), où elle décide d’utiliser l’architecture-même de la maison comme châssis pour ses peintures monumentales. Elle a récemment exposé à la Galerie Tator puis Galerie B+ à Lyon et à la Galerie Houg à Paris. Charlotte Denamur a participé à l’exposition collective hors les murs de Moly-Sabata pendant Artorama à Marseille en août dernier. En mars 2019 Charlotte est invitée a présenté son travail dans la galerie de l’Institut Français de Slovaquie à Bratislava.


Expositions personnelles

2019 ○ « À l’ombre d’une vague », Institut Français de Slovaquie, Bratislava.
2018 ○ « Échappées belles », Jeux de reins jeux de vilains, Lyon.
2017 ○ « Mon amour mon amour », galerie Roger Tator, Lyon – en partenariat avec Mondial Tissus et le Géant des Beaux-Arts, selon une invitation de Marie Bassano.
2016 ○ « Rose amer », mur de l’Ensba Lyon – en partenariat avec Boesner.

Expositions collectives

2019 ○ « Là où les eaux se mêlent », Jeune Création Internationale, Biennale d’art contemporain de Lyon, Institut d’Art Contemporain de Villeurbanne. Avec Giulia Cenci, Cédric Esturillo, Sebastian Jefford, Zsòfia Keresztes, Randolpho Lamonier, Théo Massoulier, Naomi Maury, Jean-batiste Perret, Zhan Zhang Xu.
2019 ○ « Eldorado », Villeurbanne, avec Léa Bouttier, Marie-Hélène Gobbo, Marilou Haber, Lola Laville, Léa Nugue et Joana Teule selon une invitation de la Société des Nouveaux Mondes.
2019 ○ « Vitalité de la peinture au pays de Courbet », Le Manoir, Mouthier-Haute-Pierre, avec Lise Roussel, Philippe Vormwald, et Didier Dessus selon un commissariat de Frédéric Houvert.
2018 ○ « Fomosapiens », Palais Bondy, Lyon, avec Florent Audoye, Léa Puissant, Louis Frehring, Florent Dubois, Jimmy Beauquesne, Clara Borgen, Alex Egea, Arthur Metz, Pauline Ghersi, Emma Marion, Marie Muzerelle, Leah Geay, Simona Andrioletti, Tania Gheerbrant, Hélène Hulak, Guillaume Seyller, Damian Auf Kyoto, Nathalie Collet, Sarah Penanhoat, Chloé Munich & Vincent Lalanne, Lola Volonakis, Alixe Durand St Guillain, Elise Planplan, Zézé Delhomme, Nicolas Maureau, Carlos No, Anaïs Dunn, Julie Kieffer, Diego Guglieri Don Vito Studio, Sabine Leclercq, Magali Wagner, Seumboy Agbetiafa, Antonin Tricard, Etienne Guiol et Arnaud Pottier, Gilbert, Les Cascadeuses de l’Amour, Esther Coillet-Matillon, Camille Vannier, Jacquie GZZ, Jean-Claude Vannier – L’arrangeur des arrangeurs, Vincent Guillermin, Clémence Mauger, Thibaut Huchard selon une invitation de Hôtel Triki.
○ « Le Sable se retire », galerie Regard Sud, Lyon, avec Emma Marion, Nina Patin, Ruth Cornelisse et Amandine Mohamed-Delaporte.
○ « Azur et Bermudes », Art-O-Rama, Marseille, avec Caroline Achaintre, Julie Béna, Jean-Baptiste Bernadet, Amélie Bertrand, Marc Desgrandchamps, Maude Maris, Stéphanie Nava, Eva Nielsen et Laurence Owen selon un commissariat de Joël Riff.
○ « Duo, duel, dual », galerie B+, Lyon, en duo avec Cédric Esturillo.
○ « Cleptomanie sentimentale », Jeux de reins jeux de vilains, Lyon.
2017 ○ « Lyon Art Verona », Vérone, avec Sabine Leclercq.
○ « In dialogue », galerie Doris Ghetta, Osterei, en duo avec Sabine Leclercq selon un commissariat de Sabine Gamper.
○ « En crue, 90 ans de Moly-Sabata », Sablons – avec un mécénat de LexCase et en partenariat avec Sikkens Solutions, avec Caroline Achaintre, Thomas Bayrle, Gilka Beclu-Geoffray, Geneviève de Cissey, Anne Dangar, Lucie Deveyle, Claude Famechon, Josephine Halvorson, Jean-Claude Libert, Robert Pouyaud et Romain Vicari selon un commissariat de Patrice Béghain & Joël Riff.
○ « VLAN ! », galerie Houg, Paris, en duo avec Sabine Leclercq.
○ « Double trouble », MLIS, Villeurbanne, avec Raphaël Bariatti-Veillon, Esther Coillet-Matillon, Cédric Esturillo, Jenny Feal-Gomez, 
Romain Gandolphe, Sabine Leclercq, Isabelle Merger, Nina Patin, Lucie Pannetrat, Lucas Volpe.
2016 ○ « Throwing Balls in the Air », Academiae, Biennale des jeunes artistes, Franzensfeste.

Prix

2019 ○ Lauréate du Prix de la Jeune création Auvergne-Rhônes-Alpes

Résidences

2018-19 Création en cours: Faire Atlas, projet mené avec Sarah Vadé – en partenariat avec Les Ateliers Médicis.
2017-18 Moly-Sabata.
2016-19 Ateliers du Grand Large, Adera, Décines-Charpieu.

Publications

2018 Chronique curiosité, semaine 22 – Papillon coréen, Joël Riff.
2017 La Belle Revue, In Extenso, Clermont Ferrand.
Chronique curiosité, semaine 14 – Fait maison, Joël Riff.
2016 Throwing Balls in the Air, Mouss magazine.

Documentation

2017 Portrait de Georges Rey, IAC, Lyon.

Formations

2016 DNSEP avec les félicitations du jury, École nationale supérieure des beaux-arts, Lyon.
2014 DNAP avec mention, École nationale supérieure des beaux-arts, Lyon.
2010 CFES, École municipale des beaux-arts, Versailles.
2009 BTS Communication visuelle, Edtna Sornas, Paris.
2007 Baccalauréat littéraire, option arts plastiques, Lycée Colbert, Paris.

Dans l’atelier, elle peint souvent au sol - quitte à y intégrer les poussières et les paillettes de peintures laissées précédemment. Ces imprégnations matérielles de contact sont d’ailleurs accueillies avec enthousiasme et curiosité par l’artiste. Elles participent de cette intuition tactile qui est le processus d’élaboration des surfaces colorées produites par Charlotte Denamur. Il est question de relation entre des matérialités, des couleurs et des formes qui se génèrent réciproquement. Charlotte parle d’ailleurs de la manière dont ses gestes interagissent avec la matière, qui produit en retour la particularité du geste pictural. 

Il est donc aussi question d’assemblage de textures, de jointures, de rencontres opportunes et surtout de la matérialisation de la profondeur : celle de la surface comme des sentiments. Anti-héroïques, ces surfaces se donnent à expérimenter car, une fois re-positionnées dans l’espace, elles déjouent les perspectives et forcent des jeux de mobilités corporelles : s’accroupir pour percevoir un horizon, soulever du doigt le drap d’une surface teintée, briser son intimité et sa complexité, se pencher et considérer les revers des tissus afin sans doute de mesurer la distance qui sépare l’être de la chose désirée : des rapports de secrets. 

Pour son exposition à la galerie Tator, Charlotte Denamur spatialise une nouvelle fois la question du plan et de la surface. La mer (une surface animée et réfléchissante, une ligne horizontale délimitant le plan, une profondeur épaisse, habitée) est ici matérialisée dans l’espace de la galerie. Plan horizontal (Le bassin) ou biais d’une vague (Vague à l'âme), son élévation architecturale redéploie la question du tableau en détournant la mathématique de la profondeur. L’image, comme la mer, ne peut être traversée. Au contraire même, elle fait obstruction et propose un rapport de corps à corps sans déterminer pour autant strictement la position du sujet. La mer sombre qui avalait jusqu’alors les corps (15 mains, 2014) est maintenant imprégnée de pigment rose. Boire la tasse ou de participer à la projection : les mouvements du corps nous font passer d’un espace/état à l’autre, d’un niveau de submersion à une zone bis de contemplation. C’est donc toute la limite de la surface qui vacille avec nous.

Marie Canet, mars 2017

galerie Roger Tator